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Parvenir à un consensus sur un APE : le plus tôt sera le mieux
Dans un billet contribué au Daily Monitor d'Ouganda, l'ancien ambassadeur ougandais auprès de l'UE aborde les négociations des APE entre l'UE et la communauté de l'Afrique de l'Est (CAE). Lisez le billet ci-dessous. Bien que je partage un grand nombre des préoccupations exprimées par mon collègue et ami, l'ambassadeur Nathan Irumba, dans une déclaration qu'il a publiée pour le compte de plusieurs organisations de la société civile et qui a été récemment publiée dans l’East African, j'aimerais dire que je suis d'accord avec certains des points de vue exprimés par l'ambassadeur de l'UE, Roberto Ridolfi, dans son article sur les APE, publié le 2 juillet dans le Saturday Monitor. En tant que représentant de l'Ouganda dans les négociations entre l'UE et le Groupe des États d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) de 2004 à 2008, je salue les clarifications qu'il a faites à propos des questions pour lesquelles il y a une impasse, un malentendu, une désinformation, voire une déformation des faits. Depuis 2000, l'Ouganda n'exploite pas pleinement l'offre de l'UE, communément appelée TSA, c'est-à-dire un accès libre de droits et de quotas pour les produits ‘tout sauf les armes’ en provenance de pays moins avancés, notamment l'Ouganda. Par exemple, l'ambassade de l’Ouganda à Bruxelles a négocié, en 2005, un accès au marché de l'UE libre de droits et de quotas pour le miel ougandais mais, d'après ce que je sais, l'Ouganda n'a même pas exporté une tonne de miel vers le marché européen. C'est bien là le nœud du problème. L'Ouganda et la plupart des pays africains n'ont tout simplement pas la capacité de produire des quantités suffisantes de produits et de marchandises pour les vendre sur le marché mondial. Nos dirigeants ont tendance à faire de grands discours à propos de notre capacité à produire des produits et des marchandises pour le commerce international alors qu'en réalité, nous produisons très peu pour l'exportation sur une base prévisible et durable. L'UE, ainsi que le groupe des ACP, doit s'armer de la volonté politique nécessaire pour sortir les négociations des APE de l’impasse. Il est nécessaire de renforcer les liens économiques, politiques et historiques et les relations qui nous lient, dans l'intérêt mutuel des peuples d'Europe, d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique. J'espère sincèrement qu'un nouvel accord de partenariat économique sera bientôt conclu et signé par l'UE et les pays ACP. |